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 Troisième dimanche de Pâques

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etienne lorant



Messages : 16
Date d'inscription : 10/04/2013

MessageSujet: Troisième dimanche de Pâques   Sam 13 Avr 2013 - 13:57

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,1-19.

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment.

Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre. Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres. En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. » Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.

C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples. Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi.»



Cy Aelf, Paris

Les trois demandes de Jésus à Pierre: "M'aimes-tu plus que ceux-ci ? M'aimes-tu ? Est-ce que tu m'aimes ?" correspondent bien sûr aux trois reniements de Pierre. Mais ce n'est pas tout: au premier Oui de Pierre, Jésus lui confie la mission d'être le berger de ses agneaux; au second Oui, il devient le pasteur de ses brebis; quant au troisième Oui, outre qu'il est semblable au premier - mais avec cette insistance : "Tu sais tout, tu sais bien que je t'aime !", il implique d'aller jusqu'à l'abandon total dans la foi. Et j'ai commencé de creuser la question ainsi sur ces bases.

Le berger est celui qui garde les brebis, tandis que le pasteur est celui qui les fait paître, celui qui en prend soin. Il y a donc là deux regards sur le même rôle - on pourrait dire que le terme de berger désigne la profession, tandis que le mot de pasteur implique une relation entre le berger et ses brebis.

La première réponse de Pierre fait donc de lui le gardien des jeunes convertis qui se présenteront à lui; la seconde réponse l'élève au rang de pasteur de l'ensemble du troupeau; quant à la troisième, elle désigne - du fait de l'insistance, un engagement de plus en plus complet et déterminé.

Or, il se trouve que l'Ancien Testament, lui aussi, reconnaît trois degrés du commandement de l'amour de Dieu: "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toutes tes forces".

Quelle découverte ! La première demande de Jésus suscite donc Pierre dans son coeur, la seconde éveille son esprit - car il faut une plus haute vue pour conduire un troupeau que pour élever des agneaux. quant à la troisième, elle implique d'investir "toutes ses forces". Pierre, lui aussi, se devra d'aller jusqu'au bout à la suite de Jésus. Pierre sera aussi comme son maître, il sera le pasteur sacrifié, il sera emmené où il ne voudrait pas aller.

Je reprends ensuite le commentaire de saint François de Sales:

(1). En effet « le coeur qui a pris de la complaisance en Dieu ne se peut empêcher de vouloir réciproquement donner à Dieu une autre complaisance. Nul ne nous plaît à qui nous ne désirions plaire....
(2) Le véritable amour n'est jamais ingrat il tâche de complaire à ceux en qui il se complaît et de là vient la conformité des amants qui nous fait être tels que ce que nous aimons. » et
(3) Enfin « la Volonté qui est morte à soi-même pour vivre en celle de Dieu est sans aucun vouloir particulier, demeurant non seulement conforme et sujette, mais tout anéantie en elle-même et convertie en cellule de Dieu.... C'est certes la souveraine perfection de notre volonté que d'être ainsi unie à celle de notre Souverain Bien. »

Je prie humblement le Seigneur de me donner de connaître des prêtres qui m'enseignent et m'aident à vivre les trois degrés de cet amour...

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Boyer Christophe



Messages : 1
Date d'inscription : 14/04/2013

MessageSujet: Re: Troisième dimanche de Pâques   Dim 14 Avr 2013 - 9:38


Bonjour Etienne,

Je suis un prêtre Père Blanc ou Missionnaire d'Afrique. J'ai connu Claudine Jeanne par un forum.
Pour répondre à la question des 3 degrés d'amour j'ai trouvé cette exegèse dans les Cahiers Evangile en ligne:


1) Le repas était communautaire autour du Seigneur. Maintenant Jésus individualise Pierre : " Simon, fils de Jean " (v. 15), l’interpelle-t-il, comme lors de leur première rencontre (1,42).
Depuis ses promesses lors de la Cène suivies par ses reniements, c’est la première fois que Pierre se trouve face à Jésus. La mention du " feu de braise " (v. 9) a rappelé le feu de la cour du grand prêtre (18,18). Les trois questions de Jésus font écho aux trois négations de Pierre. Les deux épisodes sont volontairement mis en relation. Que va faire celui qui a été renié ?

2) Jésus ne condamne pas Pierre. Non seulement il le garde parmi ses disciples, mais il va lui donner la responsabilité du troupeau. Il lui pardonne, et son pardon n’est pas un oubli, ni implicite (faire comme si rien ne s’était passé), ni explicite (proposer de tout effacer). Le pardon de Jésus n’a rien non plus d’une consolation un peu condescendante du style " Je t’aime bien quand même. Tu feras mieux une prochaine fois, etc. ". Au contraire, il procure à Pierre la possibilité d’assumer son passé, au lieu de le nier (nier pouvant déboucher sur la négation de l’identité de Pierre ; voir le " Je ne suis pas… " en 18,17.25).


3) Par ailleurs, Jésus n’exprime pas à Pierre son amour en lui disant : " Je t’aime ". En agissant ainsi, il resterait le " sujet " du verbe et maintiendrait Pierre dans la position de complément d’objet du verbe " aimer ". Par sa question, il donne à son disciple la possibilité de répondre et de devenir le sujet du verbe. Le maître sait bien que Pierre n’a pas su aimer. Il le lui avait annoncé (13,37-38). Pierre a fait l’expérience de la faiblesse. Grâce au dialogue, un avenir va pouvoir se reconstruire à partir de la réalité des faits et de l’amour de Jésus.

4) Deux verbes grecs sont utilisés pour signifier " aimer " : philéô signifie " avoir de l’affection " et exprime tendresse et confiance, agapaô correspond à un attachement religieux qui se traduit par une obéissance libre, une fidélité et un service. Certains commentateurs pensent qu’il n’y a pas lieu de marquer de différence entre ces deux verbes à considérer comme des synonymes. Cependant, leurs nuances prennent sens lors de ce dialogue crucial. Dans les deux premières questions, Jésus utilise agapaô et Pierre répond toujours avec philéô (21,15.16.17). Pierre exprimerait de la sorte son amitié profonde sans vouloir présumer de sa fidélité (puisqu’il a renié). La troisième fois, Jésus emploie lui-même le verbe philéô, montrant ainsi à Pierre qu’il accepte son amitié et qu’il n’exige pas sans elle un amour oblatif. Entre le disciple et le maître, les deux types d’amour ont leur place. Cependant, les deux premières questions, avec agapaô, ont appelé le disciple à un amour qui l’amènera à donner sa vie comme le maître l’a fait. Affection et don de sa vie pour l’être aimé sont liés (voir Jn 15,13-14 où l’amour/agapê se donne pour les amis/philoi).

5) À chaque déclaration, Jésus confie à Pierre la responsabilité du troupeau montrant que la charge ne dépend pas des qualités intrinsèques du disciple, mais de l’amour reçu et donné. La variété du vocabulaire utilisé marque les différentes nuances de la mission :

– Jésus confie d’abord à Pierre les " agneaux " (1re fois), puis les " brebis " (2e et 3e fois). Les agneaux symboliseraient les personnes les plus faibles de la communauté ou bien les néophytes alors que les brebis viseraient ceux qui ont plus d’expérience ou qui sont membres de l’Église depuis longtemps.

– Le verbe employé varie lui aussi : boskô (1re et 3e fois ; traduction liturgique " Sois le berger ") signifie " donner de la pâture ", " nourrir " alors que poimainô (2e fois ; traduction liturgique " Sois le pasteur ") signifie " conduire le troupeau " et donc le " protéger ", " commander " ou " être berger ". Pierre reçoit donc la responsabilité de tout le troupeau, il est appelé à lui donner la nourriture et à le guider sur le bon chemin.

6) Jésus offre à Pierre autant de possibilités d’exprimer son amour qu’il y a eu de reniements montrant ainsi qu’aucune faute ne peut les séparer et que le disciple pourra toujours compter sur l’amour de son maître, quelle que soit son attitude. Ce n’est pas une invitation au relativisme, mais à la confiance et à la fidélité. Le disciple demeure disciple de Jésus, non pas malgré les négations, mais avec les négations, car celles-ci ont permis à Pierre de comprendre plus clairement l’amour jusqu’à l’extrême de Jésus.

7) Le narrateur rapporte alors la parole sur la ceinture que l’on se " passe " jeune (comme Pierre avait passé son vêtement peu avant, v. 7) et qu’un autre passe quand on est vieux. De même que Jésus a glorifié Dieu par sa mort sur la croix, ainsi Pierre le glorifiera, ayant renoncé par amour à tout pouvoir sur lui-même et les autres.

Quant à la mission confiée, l’emploi de " mes " avec " agneaux " ou " brebis " par Jésus montre que le troupeau n’appartient pas à Pierre.
Il en a seulement la responsabilité. Il ne devra jamais s’approprier les membres du troupeau. Ils appartiennent au seul " bon berger " qui donne sa vie et appelle chacun par son nom (Jn 10,3).

9) Après tout cela, Jésus, par deux fois, dit à Pierre : " Suis-moi " (v. 19 et 22). Il ne le lui avait pas dit lors de la première rencontre (Jn 1,42). Ce n’est qu’après Pâques, après l’expérience de mort et résurrection, que l’appel retentit. Nous comprenons dès lors combien la " suivance " n’est possible qu’à partir de l’expérience de l’amour de Jésus jusqu’à l’extrême. La découverte du péché, vu à la lumière de cet amour, rend possible le cheminement à la suite du maître. Par ses propres qualités et ses efforts, le disciple en est incapable. Il ne peut suivre un tel maître et avoir la responsabilité du troupeau que s’il puise sa force chez celui qui fait couler le vin en abondance, peut donner le pain de vie jusqu’à satiété et laisse ouvrir son côté pour que jaillissent les sources d’eau vive du salut.


-- Voila une belle exegèse, en fait on pourrait écrire un livre sur les trois degrés de l'amour

Fraternellement
Christophe

Texte reformaté pour meilleure lisibilité.
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C.-J.

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Date d'inscription : 07/04/2013

MessageSujet: Re: Troisième dimanche de Pâques   Lun 15 Avr 2013 - 13:15

etienne lorant a écrit:
Je prie humblement le Seigneur de me donner de connaître des prêtres qui m'enseignent et m'aident à vivre les trois degrés de cet amour...


Bonjour Etienne !

Vous avez vu ?

Christophe a apporté une réponse à votre demande.
Je trouve que c'est très sympa. D'autant plus sympa que bien souvent le temps lui manque.
Je le remercie et j'espère, Etienne, que vous êtes sensible au fait qu'il soit avec nous.

Belle journée !
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